Approche de la Douleur

Nous parlons des douleurs: car l'entité Douleur prend divers aspects. 
Il est fondamental de décrire précisément ce qui fait souffrir, afin d'adapter le meilleur traitement.

La douleur est aigue ou chronique, elle peut concerner le tissu cutané ou sous-cutané, les systèmes ostéo-articulaire, musculaire, vasculaire, nerveux, ou neurovégétatif.
Elle peut-être de type nociceptif, inflammatoire, neuropathique, ou idiopathique.

Elle s'inscrit soit dans le contexte d'une maladie, soit dans les suites d'un traumatisme; elle peut survenir de façon inopinée, ce qui risque de générer de l'inquiétude.
Elle peut se situer sur le site lésionnel, ou se projeter à distance. 
Elle peut s'accompagner d'une souffrance récente ou ancienne, d'origine émotionnelle.

Le bilan de la douleur décrit sa localisation, son trajet, son mode de déclenchement, son type, son intensité, sa périodicité, sa durée, ainsi que son retentissement.

Le ressenti de la douleur est unique à chacun, influencé par nos propres perceptions, empreint de charges symboliques et de préoccupations. 
Elle varie en fonction d'évènements antérieurs engrammés dans l'inconscient, qui viennent se rappeler par des émotions inconfortables, difficiles à identifier et à contrôler.
Cette souffrance d'apparence parfois excessive peut être incomprise par le thérapeute, tout afféré à la preuve objective. La conception physique du soin est indispensable, et parfois suffisante. Mais lorsque celle-ci a ses limites, il lui faut associer un autre regard, et permettre à l'émotion d'être entendue.

Nous nous accorderons, après avoir qualifié et calibré la douleur, vérifié l'acceptation des traitements médicaux dont l'importance est indiscutable, indispensable, d'identifier les émotions qui lui sont associées, de rechercher les mémoires qui lui sont rattachées ( évènements du passé, traumatismes ayant généré des conduites d'adaptation ).

Puis par diverses stratégies choisies en fonction de cette anamnèse, par le biais d'une mise en état élargi de conscience, nous contacterons les ressources nécessaires:
- pour apprivoiser les sensations et les rendre acceptables, voire insignifiantes. Ceci est la gestion quantitative de la douleur.
- pour gérer les émotions associées, les accueillir et devenir libre acteur de soi-même, permettre au corps d'être entendu car il délivre un message, ceci est la gestion qualitative de la douleur.

Notre Inconscient sait ce qui est bon pour nous, il contient toutes les informations nécessaires.
Nous avons d'immenses capacités en nous-mêmes,
et forts du soutien indispensable de la médecine et de ses prescriptions,
nous pouvons par nos propres ressources enrichir notre Santé.

      La Fibromyalgie:

   La fibromyalgie est un syndrome douloureux diffus, complexe, mobile, parfois intense, augmenté par les états de fatigue. Elle se caractérise par des douleurs musculaires fluctuantes, son diagnostic est confirmé par des points de bases reconnus comme significatifs. D'apparition récente, en recrudescence, elle semble liée à un phénomène de stress de civilisation. Ce syndrome souvent incompris car confondu avec un état de dépression et parfois considéré comme imaginaire, est aggravé par les états émotionnels forts.

   La symbolique psycho-énergétique qui lui est associée est sans ambiguïté: le corps exprime avoir été roué de coups, les douleurs évoquent des contraintes vécues, des souffrances voire des violences subies, conscientes ou oubliées. Le corps parle d'une soumission à une forme d'autorité, d'un enfermement, d'une coupure de son propre élan de vie.

L'Algodystrophie:

 L'algodystrophie ou Syndrome douloureux régional complexe,
est une pathologie venant compliquer des suites traumatiques, chirurgicales, 
ou parfois de survenue spontanée.
Elle est liée à des perturbations d'origine neurovégétative,
caractérisée par des douleurs tissulaires intenses, un risque d'enraidissement 
des zones affectées, plus ou moins étendues.
Elle entraine des répercussions complexes sur le quotidien de la personne,
et déstabilise souvent les thérapeutes car les divers traitements proposés sont 
d'efficacité inconstante.

La "présence d'un terrain anxio-dépressif " souvent évoquée n'a pas été démontrée.
L'intensité du choc physique n'est pas corrélée à la gravité de la complication, 
ce qui sous-entend l'influence possible d'autres facteurs.

     Propositions thérapeutiques:

Nous abordons ces syndromes par plusieurs angles:
   - Approche hypnotique de la gestion des douleurs ( qualitative et quantitative )
   - Mise en lumière des émotions sous-jacentes ( repérage des émotions associées à la               
          recrudescence des douleurs, apprentissage de leur gestion )
   - Un lien peut être fait avec l'impact de certains évènements de vie, parfois anciens ( fréquemment constatés: ressentis de dévalorisation, culpabilité )

   - Apprentissage de ressources d'auto-apaisement.             

Cette approche est associée aux autres stratégies thérapeutiques, compatible avec celles-ci.
Elle donne au patient le pouvoir de mieux se comprendre, de devenir acteur de sa santé physique et émotionnelle.




 

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Nicole Basset

Hypnothérapeute - Masseur-Kinésithérapeute - Ergothérapeute M embre de la SFRM  - GEMMSOR Psychologie Clinique - Hypnothérapie            S...